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“Prends une heure...ou deux!. Québec, rue Ste-Anne,, huile 24 x 36 po
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“L'école du temps” huile 24 x 36 po
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“Marina de Sillery” huile, 24 x 30 po
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II y a là en germe l'oeuvre future, qui s'amorce au début des années 1970 sur la suggestion de sa femme. Serge Brunoni se lance
au pas de l'autodidacte, retrouvant peu à peu l'enthousiasme artistique de son enfance. Du tableau pour ami, il passe à I'oeuvre
pour elle-même. La galerie Kastel le remarque et lui donne sa chance; le fidèle Lorrain ne lui a jamais contesté depuis l'exclusivité
montréalaise. Le chemin parcouru est dès lors impressionnant, et l'on note, au hasard d'une liste de galeries, de collections publiques
ou privées: KasteI, donc (depuis 1986), le Balcon d'art à Saint-Lambert, Côte Saint-Paul à Québec, Kaspar à Toronto, Woltjen/Odell
à Edmonton, Power Corp., Via Rail (9 toiles d'un coup), Samson Bélair, entreprises et collectionneurs de New York, Paris,
Londres, Tokyo, Los Angeles...
Serge Brunoni peint à l'instinct. La toile se construit sur une idée de départ, un élément qu'il a envie de représenter, et autour duquel il
brode tableau faisant. Trois grands thèmes couvrent son oeuvre: l'homme dans l'isolement de la nature, le train, la ville. Thèmes
complémentaires où la ville constitue l'élément stable et populeux; où le séjour dans le bois et l'espace sauvage suggère la reconquête
de soi, la liberté et l'appréciation du temps à sa juste mesure; où le train enfin tisse le lien entre les deux, en nous faisant sortir de la ville
pour un ailleurs où l'on pourra trouver l'isolement, le silence et cette sereine mesure du temps qui nous font si cruellement défaut
aujourd'hui. Le train qui, tout simplement aussi, est là pour nous dire que le voyageur qui bouge en nous n'a qu'un geste à faire,
qu'une marche à grimper vers l'embarquement pour Cythère: “Je suis un voyageur frustré, et je tiens toujours un train prêt pour quelque
part. Au rebours, le train est un merveilleux marchand de souvenirs, de ceux auxquels on fait appel pour se remettre sur les rails
lorsque le présent n'est pas tendre et risque de nous déstabiliser. II est le lien, l'élément déclencheur vers les rivages colorés de notre
mémoire, où il nous conduisit jadis ou naguère.”
“Je suis et je resterai figuratif, mais je m'épure constamment. Je suis très sensible aux formules comme "Le grand art, c'est d'omettre" ou
le "Après tout, mettons-y un peu de simplicité" de Renoir; j'ai aimé les démarches en ce sens de Cosgrove, de Matisse surtout, qui est arrivé,
par dépouillement
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