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Comme cela s'est souvent produit ailleurs, les artistes ont tendance à se
concentrer dans des agglomérations populeuses ou, du moins, à converger
vers celles-ci. Montréal, Québec, Rimouski, et Chicoutimi en sont de bons
exemples. Ces villes sont généralement au centre de régions pittoresques et
particulièrement intéressantes. Au Québec, les Laurentides, Charlevoix, le
lac Saint-Jean et la Gaspésie attirent de plus en plus les talents à
découvrir.
De ce point de vue, la ville de Québec est privilégiée. Elle n'a jamais
manqué d'artistes de tout calibre qui l'ont décrite, interprétée,
transformée, ou qui ont simplement choisi d'y habiter. Citer des artistes
natifs de Québec, c'est amorcer l'histoire de l'art, non seulement du Québec
mais du Canada entier ! En voici quelques-uns et non des moindres: Pellan,
Lemieux, Légaré, Hamel, Huot, Picher, Julien, AIIeyn, Baillargé...
Ainsi, Jean-Guy Desrosiers, bien que né à Sorel, s'est tôt dirigé vers la
capitale provinciale pour y faire carrière et en traduire l'aspect unique.
II s'est installé à Charlesbourg, à l'instar de Suzanne Bergeron, de
St-Gilles, de Rémi Clark et de bien d'autres. II s'est laissé inspirer par
le Château Frontenac, la Citadelle, la Basse-Ville de Québec. L'endroit,
avec son port, ses falaises, l'île d'Orléans et ses trésors historiques,
est un sujet en or.
En dépit de la kyrielle de peintres qui ont illustré cette ville, Desrosiers
a réussi à se démarquer. Ses images urbaines ont visiblement Québec comme
point de départ, mais sous son pinceau, le milieu est transfiguré, idéalisé,
métamorphosé; les constructions dansent et chantent, comme par un jour de
fête, l'artiste laisse aller son imagination débordante.
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Vin, raisin et violon, huile, 1997, 24 x 12 po.
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Tantôt le crépuscule huile, 1997. 24 x 12 po.
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Quand le soir tombe, huile, 1997, 12 x 24 po.
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